Annoncée pour ce mardi 15 septembre 2026 à Kisangani, chef-lieu de la province de la Tshopo, la marche initiée par la coalition C64 n’a pas mobilisé la population comme ses organisateurs pouvaient l’espérer. Une situation que Trésor Botamba Ahuka Malcolm X interprète comme un signal de maturité de la population boyomaise.
Dans un message parvenu à notre rédaction à l’issue de cette journée, le jeune leader boyomais estime que la faible mobilisation autour de cette initiative constitue, selon lui, un « échec et mat » pour ses initiateurs. Il félicite, dans le même temps, les habitants de Kisangani qui, affirme-t-il, ont choisi de ne pas prendre part à cette manifestation.
Pour Trésor Botamba, cette attitude traduit davantage qu’un simple désintérêt pour une marche politique. Elle témoignerait, à ses yeux, d’une volonté d’une partie de la population de préserver la paix et la quiétude dans la ville, dans un contexte national marqué par de fortes tensions politiques.
« La population boyomaise vient une fois de plus de démontrer sa maturité. Elle a librement fait le choix de ne pas répondre à cet appel à manifester », soutient-il, tout en appelant les acteurs politiques à privilégier le dialogue et les mécanismes pacifiques pour faire entendre leurs revendications.
Il estime que les divergences politiques peuvent être exprimées sans nécessairement recourir à des actions susceptibles de perturber la vie quotidienne de la population. À ses yeux, la recherche de la paix, de la cohésion sociale et de la stabilité doit demeurer une responsabilité collective.
Une lecture politique assumée
La réaction de Trésor Botamba s’inscrit dans un contexte où les initiatives politiques et citoyennes font l’objet de lectures parfois divergentes. Si les organisateurs de la marche peuvent considérer la mobilisation populaire comme un moyen légitime d’exprimer des revendications, leurs adversaires politiques peuvent, à l’inverse, y voir un risque de tensions ou de perturbation de l’ordre public.
C’est dans cette perspective que Trésor Botamba choisit de mettre en avant ce qu’il considère comme le choix de la population boyomaise. Il invite les différents protagonistes de la scène politique à tenir compte des aspirations de la population et à privilégier les actions susceptibles de contribuer à l’apaisement.
Pour lui, Kisangani doit rester un espace où les opinions peuvent s’exprimer dans le respect des lois, sans compromettre la sécurité des citoyens ni le fonctionnement normal des activités économiques et sociales.
Au-delà de la polémique autour de la marche du C64, le jeune leader appelle ainsi à dépasser les affrontements politiques pour privilégier les initiatives favorisant la cohésion et la stabilité.
Une position qui intervient alors que le débat politique national reste marqué par des appels au dialogue et à la recherche de solutions consensuelles aux différentes crises qui affectent le pays.
À Kisangani, Trésor Botamba considère donc la journée du 15 septembre comme un enseignement politique : la population, estime-t-il, doit demeurer au centre des choix collectifs et les acteurs politiques sont appelés à privilégier les voies pacifiques pour défendre leurs positions.
SEMUL

