22 C
Kisangani
20 septembre 2026 - 09:04

Tshopo/pressions fiscales : la FEC demande la suspension des perceptions contestées sur les RN4 et RN3

Must read

Dans une correspondance datée du 07 septembre 2026 adressée au ministre provincial des Finances, la Fédération des entreprises du Congo (FEC) relaie les plaintes de transporteurs et d’autres opérateurs économiques concernant des perceptions qu’ils contestent sur plusieurs axes routiers. Elle demande leur suspension et l’ouverture d’un dialogue avec les autorités.

La Fédération des entreprises du Congo (FEC) interpelle le gouvernement provincial de la Tshopo sur une situation qu’elle présente comme préoccupante sur les routes nationales RN4 et RN3.

Dans sa correspondance adressée au ministre provincial des Finances, la FEC affirme avoir été saisie par des transporteurs routiers, des pétroliers, des propriétaires de véhicules et d’autres opérateurs économiques. Selon elle, ces acteurs dénoncent depuis plus d’un mois certaines nouvelles mesures ainsi que les frais liés au fonctionnement du port sec de la province.

La FEC affirme que ces mesures auraient été appliquées de manière « hâtive et non concertée », provoquant, selon les plaintes qu’elle rapporte, des perturbations dans les activités commerciales et une tension parmi les transporteurs.

Des plaintes concernant plusieurs postes

La FEC rapporte également que ses membres se plaignent de tracasseries et de pressions lors des contrôles effectués sur plusieurs points des RN4 et RN3.
Elle cite notamment Avakubi, Bafwasende, le PK 23 et le PK 15 sur la route de Banalia, le PK 58 sur la RN3 en direction de Lubutu ainsi que le PK 13.

Selon la FEC, des barrières auraient été installées sur certains de ces points pour percevoir directement des montants auprès des usagers de la route.

L’organisation patronale estime que cette manière de procéder ne correspondrait pas au circuit normal de paiement des taxes, qui devrait, selon elle, passer par les procédures administratives et bancaires prévues.

Une confusion dénoncée autour des taxes sur les véhicules

La FEC pointe particulièrement ce qu’elle considère comme une confusion autour des taxes liées aux véhicules.

Selon elle, un impôt sur les véhicules serait réclamé en fonction de leur puissance, alors qu’une autre taxe concernant les véhicules transportant des marchandises serait calculée en fonction du nombre de roues.

La FEC demande que cette situation soit clarifiée afin d’éviter, selon elle, que les transporteurs soient soumis à des paiements qu’ils considèrent comme injustifiés ou mal expliqués.

Deux demandes au gouvernement provincial
Face à cette situation, la FEC formule deux demandes principales au ministre provincial des Finances.
Première demande : la FEC sollicite la suspension de la perception des montants contestés sur les différents postes concernés.

Deuxième demande : elle propose la mise en place d’un cadre de dialogue réunissant les autorités et les opérateurs économiques, afin d’examiner les problèmes soulevés et de rechercher un accord.

La FEC rappelle également avoir proposé, lors d’une réunion consacrée au climat des affaires le 22 août 2026, l’organisation d’un forum économique ou d’une matinée fiscale permettant aux autorités et au secteur privé d’échanger directement sur les nouvelles mesures.

Selon la FEC, cette démarche vise à faire baisser la tension, à clarifier les règles applicables et à préserver de bonnes conditions pour les activités économiques dans la Tshopo.

À travers cette correspondance, la FEC appelle donc le gouvernement provincial à intervenir rapidement sur les points qu’elle estime litigieux, tout en privilégiant la concertation avec les opérateurs économiques.

SEMUL

More articles

- Advertisement -spot_img

Infos récentes

Vous ne pouvez pas copier le contenu de cet article. Sortez ici svp!