Le Bureau central de coordination (BCeCo) annonce plusieurs projets structurants destinés à répondre aux défis énergétiques et de mobilité auxquels fait face la ville de Kisangani. Une centrale photovoltaïque de 10 MW et deux importants ouvrages d’art figurent parmi les chantiers annoncés.
La ville de Kisangani pourrait voir se concrétiser de nouveaux investissements majeurs dans les secteurs de l’énergie et des infrastructures. Le Bureau central de coordination (BCeCo) prépare la mise en œuvre de trois projets présentés comme structurants pour la capitale de la province de la Tshopo.
Il s’agit notamment de la construction d’une centrale photovoltaïque de 10 mégawatts dans la commune de Mangobo, de la réalisation du pont Djubu-Djubu entre les communes de Mangobo et de la Tshopo, ainsi que de la rénovation et de la modernisation du pont Tshopo.
Ces perspectives ont été révélées par Trésor Botamba Ahuka Malcolm X, chef d’antenne provinciale du BCeCo Tshopo, lors de son passage dans le magazine hebdomadaire « Débat Tshopolais ».
Une centrale solaire de 10 MW pour renforcer l’offre énergétique
Dans le domaine de l’énergie, le BCECO prévoit l’installation d’une centrale photovoltaïque d’une capacité de 10 MW dans la commune de Mangobo, précisément dans la zone située vers la Société textile de Kisangani.
Ce projet est appelé à contribuer au renforcement de l’offre en électricité dans une ville où les besoins énergétiques demeurent importants. L’implantation d’une telle infrastructure devrait ainsi participer à l’amélioration progressive de la desserte en énergie.
Mais avant le démarrage des travaux, une question doit encore être réglée : celle de la disponibilité effective du terrain.
Selon Trésor Botamba Ahuka, des discussions sont en cours avec les occupants du site retenu afin de permettre sa libération et de créer les conditions nécessaires au lancement du projet.
Djubu-Djubu, un nouveau trait d’union entre Mangobo et la Tshopo
Le volet des infrastructures routières prévoit, pour sa part, la construction du pont Djubu-Djubu, qui doit relier les communes de Mangobo et de la Tshopo.
La réalisation de cet ouvrage devrait offrir une nouvelle possibilité de franchissement aux habitants et usagers de ces deux parties de Kisangani. Elle pourrait également contribuer à fluidifier la circulation et à réduire certaines contraintes liées aux déplacements à travers la ville.
Pour une agglomération en pleine expansion, la multiplication et la modernisation des ouvrages de franchissement apparaissent comme des enjeux importants pour accompagner le développement urbain.
Le pont Tshopo dans le viseur du BCeCo
Le pont Tshopo figure également dans le programme annoncé par le BCeCo. L’ouvrage devrait bénéficier d’un important projet de rénovation et de modernisation.
L’intervention vise notamment à renforcer cet axe stratégique et à améliorer les conditions de circulation des usagers. La réhabilitation de cet ouvrage constitue ainsi un autre volet important des efforts annoncés pour améliorer les infrastructures de la ville.
Des projets qui attendent désormais leur concrétisation
À travers ces trois projets, le BCeCo entend intervenir sur deux secteurs essentiels au développement de Kisangani : l’accès à l’énergie et la mobilité urbaine.
La centrale solaire de Mangobo pourrait renforcer les capacités énergétiques de la ville, tandis que les projets liés aux ponts Djubu-Djubu et Tshopo devraient améliorer les conditions de déplacement et les connexions entre différents espaces urbains.
Cependant, entre l’annonce et la réalisation effective, plusieurs étapes restent à franchir. La question foncière liée au site de la centrale solaire doit notamment être résolue, tandis que les préparatifs techniques devront précéder l’ouverture des différents chantiers.
Pour les habitants de Kisangani, l’attente est désormais tournée vers la matérialisation de ces annonces. Car au-delà des projets annoncés, c’est leur exécution effective, la qualité des ouvrages et leur durabilité qui permettront de mesurer leur impact sur le quotidien de la population.
La balle est donc désormais dans le camp de la mise en œuvre : transformer les projets annoncés en infrastructures concrètes capables de répondre durablement aux besoins d’une ville appelée à poursuivre son expansion.
Rédaction

