Le député national élu de Kisangani, Patrick Matata Makalamba, estime que les appels de l’opposition n’ont pas rencontré l’adhésion populaire escomptée dans plusieurs grandes villes de la République démocratique du Congo.
Dans une courte déclaration politique dans un groupe WhatsApp, l’élu de Kisangani affirme que « le peuple est avec Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo », faisant notamment référence à la situation observée, selon lui, à Kinshasa, Kisangani, Lubumbashi et Matadi.
Pour Patrick Matata, l’absence de mobilisation significative à la suite du mot d’ordre lancé par l’opposition constituerait un indicateur de l’état d’esprit d’une partie de la population.
« À Kinshasa, Kisangani, Lubumbashi, Matadi, etc., personne n’a suivi le mot d’ordre de l’opposition », a-t-il déclaré.
Cette sortie intervient dans un contexte politique marqué par des appels à la mobilisation et par des divergences persistantes entre le pouvoir et l’opposition sur la conduite des affaires publiques et l’avenir politique du pays.
À travers sa déclaration, Patrick Matata défend ainsi l’idée d’une adhésion populaire à l’action du président Félix-Antoine Tshisekedi. L’élu de Kisangani présente le faible écho rencontré par les initiatives de l’opposition comme un signal politique qui, selon lui, mérite d’être pris en compte.
Dans cette lecture, le député national appelle implicitement les différents acteurs politiques à tenir compte de la volonté exprimée par la population et à privilégier les voies institutionnelles et pacifiques dans le traitement des divergences politiques.
À Kisangani, son propos revêt une portée particulière, l’élu mettant en avant l’attitude de la population boyomaise face aux appels à la mobilisation. Il inscrit cette situation dans une tendance plus large qu’il dit observer dans plusieurs grandes villes du pays.
Reste que l’appréciation de l’adhésion populaire à un mot d’ordre politique demeure un sujet de débat, notamment lorsqu’elle repose sur l’observation de la mobilisation dans différentes villes.
Les prochaines initiatives des acteurs politiques pourraient ainsi permettre de mesurer davantage le rapport de force sur le terrain.
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