« Servir la Tshopo et non se servir de la Tshopo ». C’est autour de cette formule que le philanthrope Guy Ramy Lonia Otenga articule une partie de sa réflexion sur le rôle des élites et des forces vives dans le développement de la province de la Tshopo.
Dans un message consacré à sa vision de la société congolaise, Guy Ramy Lonia estime que la réussite personnelle devrait également pouvoir profiter à la collectivité. Il considère que les ressources, les compétences et les positions acquises doivent, lorsqu’elles sont disponibles, contribuer à créer des opportunités pour d’autres.
Une autre conception de la réussite
Guy Ramy Lonia affirme que la réussite ne devrait pas être envisagée uniquement sous l’angle de l’accumulation individuelle. « Grandir seul, c’est réussir. Grandir en faisant grandir autour de soi, c’est bâtir », soutient-il.
Par cette formule, le philanthrope dit vouloir mettre en avant une conception de la réussite qui prend en compte son impact sur l’environnement social et professionnel.
Selon lui, une personne qui progresse peut également contribuer à l’émergence d’autres parcours et à l’amélioration des conditions de vie dans son milieu.
Guy Ramy Lonia estime, par ailleurs, que cette approche concerne aussi bien les grandes villes que les communautés rurales. « La RDC sera plus forte » lorsque la réussite servira aussi aux autres
À l’échelle nationale, Guy Ramy Lonia considère que la République démocratique du Congo pourrait tirer davantage profit des réussites individuelles si celles-ci étaient davantage mises au service du développement collectif.
« La RDC sera plus forte le jour où la réussite ne nous éloignera pas des autres, mais nous donnera davantage de moyens pour les relever », déclare-t-il.
Le philanthrope précise que cette vision doit pouvoir s’appliquer à des réalités différentes, de Kinshasa à Kisangani, en passant par Goma et les zones rurales. Il relève que les Congolais peuvent avoir des langues, des histoires et des opinions différentes sans, selon lui, perdre ce qui constitue leur dénominateur commun.
Une interpellation sur la Tshopo
C’est dans ce cadre que Guy Ramy Lonia met en avant le concept « La Tshopo autrement ». Il présente cette formule comme une invitation à revoir la manière dont les acteurs locaux envisagent leur rapport à la province.
Son principe est résumé en quelques mots : « Servir la Tshopo et non se servir de la Tshopo. »
Guy Ramy Lonia estime ainsi que l’appartenance à la Tshopo ne devrait pas seulement être revendiquée comme une identité ou un ancrage politique, mais également se traduire par des actions concrètes en faveur de la province.
Selon lui, ceux qui disposent d’une expérience, d’une expertise, de moyens financiers ou d’une certaine influence peuvent contribuer à ouvrir des perspectives à ceux qui en disposent moins.
Refuser l’indifférence
Dans son message, Guy Ramy Lonia revient également sur la question de l’indifférence face aux difficultés vécues par une partie de la population. « Il y a une richesse qu’aucun budget ne peut acheter : la capacité d’un peuple à ne pas devenir indifférent à la souffrance de l’autre », a-t-il affirmé.
Par cette déclaration, il place la responsabilité humaine au-dessus de la seule dimension matérielle de la réussite. Il estime que la capacité à regarder les difficultés de son environnement et à y apporter une réponse constitue également une forme de richesse.
« La Tshopo autrement », une vision à traduire en actes
À travers ces différentes prises de position, Guy Ramy Lonia défend une vision dans laquelle la réussite individuelle et l’intérêt collectif ne devraient pas être opposés. Le philanthrope appelle ainsi les fils et filles de la Tshopo à considérer leurs parcours personnels comme pouvant également servir de points d’appui à d’autres initiatives.
Pour Guy Ramy Lonia, « La Tshopo autrement » ne relève donc pas uniquement d’un slogan. Il s’agit, selon lui, d’une manière de concevoir l’engagement : mettre les acquis personnels au service du progrès commun et privilégier l’action utile à la recherche d’intérêts individuels.
Sa conclusion tient en une formule qui résume sa philosophie : « Grandir seul, c’est réussir. Grandir en faisant grandir autour de soi, c’est bâtir. »
Sébastien Mulamba Mayombo

