En pleine poursuite de ses vacances parlementaires à Kisangani, le député national Patrick Matata Makalamba continue de multiplier les échanges avec les différentes composantes de sa base électorale.
Ce jeudi 10 septembre 2026, l’élu de Kisangani a rencontré, pour la troisième fois, plusieurs chefs de quartiers de la ville, dans la salle de la Procure.
Cette rencontre a constitué un cadre d’échanges directs autour des réalités de l’administration locale et des difficultés auxquelles sont confrontés quotidiennement les responsables des quartiers dans l’exercice de leurs fonctions.
Dans son intervention, Patrick Matata a notamment rappelé aux chefs de quartiers leurs attributions et leur rôle dans le fonctionnement de l’administration à la base. Il a insisté sur l’importance de ces autorités de proximité, qui constituent un maillon essentiel entre l’administration publique et la population.
L’échange a également porté sur plusieurs questions d’actualité, notamment le dialogue national annoncé par le chef de l’État, la participation des autorités locales aux actions de sensibilisation contre la maladie à virus Ebola ainsi que la pétition en faveur de la reconnaissance internationale du génocide congolais, une initiative portée par la Première dame Denise Nyakeru Tshisekedi.
Des conditions de travail jugées difficiles
Profitant de cette rencontre, les chefs de quartiers ont présenté à l’élu plusieurs préoccupations liées à leurs conditions de travail.
Ils ont notamment évoqué l’absence de mécanisation dont certains sont victimes depuis plusieurs années, le manque de matricules pour une partie d’entre eux, ainsi que l’insuffisance de moyens financiers et logistiques nécessaires pour assurer l’itinérance et le suivi des activités dans leurs entités respectives.
À ces difficultés s’ajoutent, selon leurs témoignages, les tracasseries auxquelles ils seraient confrontés dans l’exercice de leurs fonctions, ainsi que l’existence, dans certains quartiers, de ce qu’ils qualifient d’« administration parallèle » imposée par certains « Kumu ».
Les chefs de quartiers ont ainsi plaidé pour un meilleur encadrement de l’administration locale et une amélioration de leurs conditions de travail afin de leur permettre d’assumer efficacement leurs responsabilités auprès de la population.
Leur implication dans la riposte contre Ebola réclamée
La question de la riposte contre Ebola a également occupé une place importante dans les échanges.
Les responsables des quartiers ont déploré leur mise à l’écart de certaines opérations de sensibilisation de la population. Ils estiment pourtant être des acteurs incontournables dans la transmission des messages de prévention, compte tenu de leur proximité avec les communautés.
Pour eux, une implication plus active des autorités de base permettrait de renforcer la sensibilisation et de faciliter la circulation de l’information auprès des habitants.
Patrick Matata promet de porter leurs préoccupations
À l’écoute de ces différentes doléances, Patrick Matata Makalamba a pris acte des préoccupations exprimées par les chefs de quartiers.
Le député national a indiqué qu’il entendait apporter des réponses aux questions relevant de ses compétences et plaider auprès du gouvernement central pour les préoccupations nécessitant une intervention au niveau national.
Cette troisième rencontre avec les chefs de quartiers s’inscrit dans la dynamique des consultations que mène Patrick Matata auprès des forces vives de Kisangani durant ses vacances parlementaires.
L’objectif affiché est de rester au contact de la base, de recueillir ses attentes et de faire remonter les préoccupations locales au niveau des institutions compétentes.
La rencontre s’est achevée dans une ambiance conviviale, après des échanges consacrés essentiellement aux conditions de travail des autorités de proximité et aux défis de l’administration locale à Kisangani.
Rédaction

