22 C
Kisangani
20 septembre 2026 - 08:15

Dossier Frivao : l’honorable Fontaine Mangala appelle la justice à poursuivre les présumés complices et à garantir réparation aux victimes

Must read

Alors que le procès relatif à la gestion des fonds du Fonds de réparation et d’indemnisation des victimes des activités illicites de l’Ouganda (FRIVAO) approche de son dénouement, le député national élu de Kisangani, Fontaine Mangala Sakilikili, appelle la justice à aller jusqu’au bout de la procédure afin que toutes les responsabilités soient établies.

Dans une publication diffusée sur sa page Facebook, l’élu de Kisangani estime que les principaux acteurs poursuivis dans ce dossier ont déjà été jugés et que la justice doit désormais s’intéresser aux éventuels autres responsables impliqués dans la gestion controversée des fonds destinés aux victimes.

« Les principaux acteurs impliqués dans le détournement massif des fonds FRIVAO ont été jugés et attendent désormais le verdict », souligne Fontaine Mangala.

Pour le parlementaire, le travail judiciaire ne devrait toutefois pas s’arrêter aux seuls prévenus actuellement poursuivis devant la Cour de cassation. Il plaide pour l’ouverture, par le parquet général à Kisangani, d’une procédure visant les personnes qui seraient soupçonnées d’avoir participé ou facilité les faits.

Cette demande intervient alors que le procès mettant notamment en cause l’ancien ministre de la Justice Constant Mutamba et l’ancien coordonnateur intérimaire du FRIVAO, Chançard Bolukola et le PCA Bernard Kalomboka a été pris en délibéré. Le verdict, initialement annoncé pour le 2 septembre, puis attendu le 9 septembre, a finalement été reporté au 18 septembre 2026.

« Les victimes ne doivent pas être victimes une deuxième fois »

Au-delà de la dimension pénale du dossier, Fontaine Mangala place la situation des victimes au cœur de son interpellation. Il estime que les personnes ayant subi les conséquences des violences liées aux activités illicites de l’Ouganda ne devraient pas subir une nouvelle injustice à travers une éventuelle mauvaise gestion des ressources destinées à leur réparation.

« Nous essayons de nous rassurer que la justice soit rendue aux victimes qui deviennent victimes pour la deuxième fois par le fait de détournement », fait-il valoir.

Cette préoccupation rejoint les enjeux fondamentaux du dossier FRIVAO, dont les fonds sont destinés à la réparation et à l’indemnisation des victimes congolaises. La gestion de ces ressources fait l’objet de procédures judiciaires depuis plusieurs mois.

À Kisangani, où les conséquences des événements ayant donné lieu aux réparations restent particulièrement sensibles, la question du respect des droits des victimes demeure donc au centre des attentes.

La justice appelée à remonter toute la chaîne des responsabilités

À travers sa prise de position, Fontaine Mangala souhaite ainsi voir la justice dépasser la seule question des personnes déjà devant les juges pour rechercher, le cas échéant, tous les maillons de la chaîne des responsabilités.

Une démarche qui, selon lui, permettrait non seulement d’établir la vérité sur l’utilisation des fonds du FRIVAO, mais également de renforcer la confiance des victimes et de l’opinion publique dans le processus judiciaire.

Alors que la Cour de cassation doit désormais rendre son arrêt le 18 septembre, l’attention reste focalisée sur l’issue de ce procès et sur les suites judiciaires susceptibles d’en découler à Kisangani.

Pour Fontaine Mangala, l’enjeu dépasse ainsi la condamnation éventuelle des personnes poursuivies : il s’agit surtout de faire en sorte que les fonds destinés aux victimes remplissent effectivement leur objectif et que justice leur soit pleinement rendue.

SEMUL

More articles

- Advertisement -spot_img

Infos récentes

Vous ne pouvez pas copier le contenu de cet article. Sortez ici svp!