Après plusieurs mois d’attente, la réhabilitation du tronçon de la bretelle Kisangani-Banalia-Buta de la Route nationale n°4 (RN4) entre dans sa phase opérationnelle.
Une évolution saluée par le député national élu de Kisangani, Fontaine Mangala Sakilikili, qui y voit une victoire pour les populations de la Grande Orientale.
Mais pour l’élu, cette avancée ne doit pas faire oublier un autre chantier devenu emblématique des attentes de la Tshopo: la route Opala.
Depuis plusieurs mois, Fontaine Mangala multiplie les interventions et le suivi des grands projets d’infrastructures exécutés dans sa province. À ses yeux, le lancement des travaux sur la RN4 traduit la concrétisation des engagements du Gouvernement de la République en faveur du désenclavement de l’Est du pays et de la relance des infrastructures de transport.
Le coup d’envoi officiel des travaux est annoncé pour ce samedi. Le marché est confié à Oriental Roads and Construction (ORC) SARL, sous la mission de contrôle de BKA RDC-Architectural & Engineering Services, tandis que l’Office des Routes assurera la surveillance technique du chantier.
Pour le député national, la modernisation de cet axe stratégique ouvrira de nouvelles perspectives économiques en facilitant la circulation des personnes et des marchandises entre Kisangani, Banalia, Buta et les autres territoires de la Grande Orientale. Au-delà de la mobilité, il estime que cette infrastructure constitue un levier pour les échanges commerciaux, l’agriculture et l’attractivité économique de la région.
Toutefois, Fontaine Mangala refuse que cet acquis occulte un autre dossier qu’il juge tout aussi prioritaire.
Le parlementaire remet sur la table la question de la route Opala, devenue, selon lui, un véritable test de la transparence dans la gestion des investissements publics.
Il réitère son appel à ce que toute la lumière soit faite sur la gestion des 3,6 millions de dollars américains alloués par le Gouvernement de la République au Gouvernement provincial pour la réhabilitation de cette route.
Pour l’élu de Kisangani, les habitants d’Opala sont en droit d’obtenir des explications précises sur l’utilisation de ces fonds ainsi qu’un calendrier crédible pour la reprise effective des travaux.
Sans remettre en cause les progrès enregistrés sur la RN4, Fontaine Mangala affirme que son rôle de représentant du peuple l’oblige à accompagner les projets qui avancent, mais également à interpeller les autorités lorsque des infrastructures essentielles demeurent à l’arrêt.
Cette posture, qui conjugue soutien aux actions gouvernementales et exigence de redevabilité, s’inscrit dans une logique de contrôle parlementaire que l’élu dit vouloir poursuivre jusqu’à ce que chaque projet financé sur fonds publics produise les résultats attendus par les populations.
Pour l’élu maillot jaune de la ville de Kisangani Fontaine Mangala, le développement de la Tshopo ne saurait être partiel: chaque territoire doit bénéficier des investissements promis, dans le respect des principes de transparence, de bonne gouvernance et de justice territoriale.
SEMUL

