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25 août 2026 - 14:52

Réforme constitutionnelle en RDC: les propositions de Pompon Beyokobana relancent le débat sur un nouvel ordre politique.

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Vingt ans après l’entrée en vigueur de la Constitution adoptée par référendum, les discussions autour de la gouvernance en République démocratique du Congo refont surface avec vigueur.

Au cœur de ce débat, plusieurs voix appellent désormais à une refonte profonde des institutions afin de répondre aux défis politiques, sécuritaires et administratifs du pays.

Parmi elles, celle de Pompon BEYOKOBANA AWESE journaliste d’investigation, analyste politique et consultant en communication politique et sociale.

Dans une dépêche parvenue à notre rédaction, il estime que le moment est venu pour la RDC de revoir en profondeur son architecture institutionnelle.

Selon lui, la Constitution actuelle montre aujourd’hui ses limites face aux réalités du terrain.

L’instabilité chronique dans certaines provinces, les tensions récurrentes entre institutions et les lourdeurs administratives constitueraient, à ses yeux, des freins majeurs au développement national.

Pour répondre à ces défis, Pompon BEYOKOBANA propose une série de réformes qu’il considère comme les fondements d’un État congolais plus stable, plus efficace et mieux structuré.

Gouverneurs nommés: vers une gestion provinciale plus stable

L’analyste politique remet en cause le système actuel d’élection des gouverneurs par les députés provinciaux. D’après lui, ce mécanisme favorise les alliances politiques de circonstance, les crises institutionnelles et une instabilité persistante dans plusieurs provinces.

Il suggère ainsi que les gouverneurs soient directement nommés par le Président de la République afin de garantir une meilleure cohérence entre la politique nationale et l’administration provinciale.

Pour Pompon BEYOKOBANA, le gouverneur devrait avant tout être l’exécutant de la vision du Chef de l’État dans sa province, sans subir continuellement les pressions et calculs politiques locaux.

Dans cette configuration, les missions de contrôle et de surveillance seraient assurées par des structures techniques telles que l’Inspection Générale des Finances (IGF) et la Cour des comptes.

Suppression des Assemblées provinciales

Dans la même dynamique, il plaide également pour la suppression des Assemblées provinciales, qu’il juge peu efficaces dans la promotion du développement local.

Selon lui, ces institutions sont devenues au fil du temps des espaces marqués par les conflits politiques, les motions répétitives et les blocages administratifs.

Leur disparition permettrait, selon ses arguments, d’offrir aux gouverneurs un environnement plus stable pour conduire les projets de développement en faveur des populations.

Le Sénat également remis en question

Autre réforme majeure proposée: la suppression du Sénat.

Pompon BEYOKOBANA estime que la Chambre haute accomplit des missions largement similaires à celles de l’Assemblée nationale, entraînant ainsi des lenteurs dans le fonctionnement des institutions ainsi que des dépenses supplémentaires pour l’État.

Dans le modèle qu’il défend, l’Assemblée nationale deviendrait l’unique chambre législative chargée du vote des lois, du contrôle de l’action gouvernementale et de la représentation populaire.

À ses yeux, cette réforme contribuerait à simplifier le fonctionnement des institutions et à rendre l’action publique plus rapide et plus lisible.

Des mandats présidentiels non limités

Concernant la présidence de la République, l’analyste propose le maintien du mandat présidentiel de cinq ans, tout en supprimant la limitation du nombre de mandats.

Il considère que le peuple doit demeurer le seul arbitre à travers les élections.

Selon lui, le fait de permettre à un dirigeant de se représenter ne garantit pas automatiquement sa victoire, puisque la décision finale appartient aux électeurs.

Pompon BEYOKOBANA estime ainsi que limiter les candidatures reviendrait à restreindre le libre choix démocratique des citoyens.

Double nationalité et ouverture internationale

Enfin, il propose une réforme de la législation sur la nationalité afin d’adapter la RDC aux réalités contemporaines.

Cette réforme inclurait notamment l’autorisation de la double nationalité ainsi qu’un accès encadré à la nationalité congolaise pour certains étrangers remplissant plusieurs conditions: résidence permanente de cinq ans, bonne moralité, absence de liens avec des groupes rebelles et exercice d’une activité clairement identifiée.

Pour lui, cette ouverture permettrait à la RDC de mieux tirer profit de sa diaspora, des investissements internationaux et de la mobilité mondiale.

Une vision d’un État plus centralisé.

À travers l’ensemble de ces propositions, Pompon BEYOKOBANA défend une vision d’un État davantage centralisé, axé sur la stabilité institutionnelle et l’efficacité de l’action publique.

Des propositions qui, déjà, alimentent le débat sur l’avenir du système politique congolais et sur l’éventuelle naissance d’une nouvelle République.

SEMUL

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