Il est des lieux que le temps ne peut effacer, car ils ne sont pas faits que de béton et de briques. Ils sont faits de souffles, de prières murmurées, de cris mêlés d’espérance.
À Kisangani, l’Honorable Fontaine Mangala Sakilikili est retourné dans ce lieu sacré où sa vie a commencé: la maternité où sa mère lui donna le jour.
En séjour dans la capitale de la Tshopo à l’occasion de ses vacances parlementaires, l’élu national a posé un geste à la fois intime et spirituel. Debout dans cette salle d’accouchement, semblable à un autel discret de la vie, il a laissé parler son âme:
« C’est à cet endroit que ma mère me livra à la nature. » Une parole simple, mais lourde de sens, qui rappelle que chaque naissance est un passage sacré entre le ciel et la terre.
Ce retour n’était pas programmé. C’est au cours de ses déplacements dans les quartiers de Kisangani qu’il a été invité à visiter ce centre de santé. Mais en franchissant le seuil de cette maternité, l’Honorable Fontaine Mangala n’a pas seulement revu un lieu : il a retrouvé une part de lui-même.
Car malgré l’état de délabrement visible des infrastructures, la vie continue d’y jaillir. Des femmes y donnent encore naissance, dans la douleur et l’espérance, confiant leur corps et leur destin à ce lieu ancien.
Ces murs, marqués par le temps, portent la mémoire de générations entières. « Ce béton existe depuis 1982, bien avant ma naissance », a-t-il rappelé.
Depuis plus de quarante ans, cette maternité a été le sanctuaire silencieux de milliers de vies, un espace où Dieu, la nature et le courage des mères se rencontrent.
Face à un tel lieu, l’indifférence serait une profanation.
Touché dans sa chair et dans sa foi, l’élu national a pris un engagement qui dépasse la simple promesse politique : « C’est quand même une obligation pour moi de me battre très vite pour sa reconstruction. » Une obligation morale, presque spirituelle, car reconstruire une maternité, c’est restaurer la dignité de la vie au moment même où elle apparaît.
À travers ce geste, l’Honorable Fontaine Mangala Sakilikili rappelle que la politique peut être un ministère au service de l’humain, lorsqu’elle protège les lieux où la vie est donnée.
Car une maternité n’est pas un bâtiment ordinaire: c’est un sanctuaire, un berceau sacré, où chaque naissance est une prière exaucée.
Honorer ce lieu, c’est honorer les mères.
Reconstruire cette maternité, c’est bénir l’avenir.
Et défendre la vie, c’est accomplir l’acte le plus noble qui soit.
SEMUL

