Face aux inquiétudes suscitées par la maladie à virus Ebola à Kisangani, le député national Patrick Matata Makalamba appelle la population à renforcer immédiatement les mesures de prévention et exhorte les autorités sanitaires à intensifier l’information et la prise en charge de proximité.
Dans un communiqué publié le 24 septembre 2026, l’élu de Kisangani reconnaît une situation préoccupante dans la ville, où, selon son message, « l’inquiétude se lit déjà dans les quartiers, sur les marchés et dans les foyers ». Il invite toutefois la population à éviter la panique et à privilégier les comportements susceptibles de limiter la propagation de la maladie.
Le gouvernement interpellé
Patrick Matata Makalamba demande au Gouvernement, particulièrement au ministère de la Santé et aux équipes de riposte, de renforcer la communication auprès de la population.
Il plaide notamment pour une information « claire et régulière », la garantie de soins de proximité pour les malades ainsi que la mise à disposition, sans retard, des équipements de protection nécessaires aux prestataires de soins.
Pour le député, la réponse à Ebola ne peut cependant pas reposer uniquement sur les services publics. Il appelle également les citoyens à adopter les gestes de prévention et à signaler rapidement les situations suspectes.
Cinq réflexes mis en avant
Dans son communiqué, l’élu de Kisangani rappelle plusieurs mesures de précaution : le lavage fréquent des mains à l’eau et au savon, l’évitement du contact avec les personnes malades ou les dépouilles présentant une suspicion liée à Ebola, ainsi que le recours aux équipes formées pour les enterrements sécurisés.
Il recommande également de signaler rapidement au centre de santé le plus proche tout cas présentant des signes suspects, notamment la fièvre, les vomissements, la diarrhée ou les saignements.
L’élu conseille par ailleurs d’éviter la viande de brousse et tout contact avec des animaux retrouvés morts. Il appelle enfin les habitants à se référer aux sources officielles et à ne pas diffuser des informations non vérifiées.
« La stigmatisation pousse à se cacher »
Autre point soulevé par Patrick Matata Makalamba : la nécessité de combattre la stigmatisation des malades, des personnes guéries et des familles endeuillées.
Il sollicite ainsi l’implication des chefs de quartier, des responsables religieux, des enseignants, des médias et de la jeunesse afin de contribuer à la diffusion des messages de prévention dans les différents milieux de vie.
Dans son communiqué, le député estime que le rejet social peut pousser certaines personnes à dissimuler leur état ou celui de leurs proches, avec le risque de favoriser la poursuite de la transmission.
« Ebola ne se vaincra ni par la peur ni par le silence, mais par la discipline de tous et la confiance envers les équipes de santé », conclut Patrick Matata Makalamba.
Le message intervient alors que la présence de la maladie à virus Ebola à Kisangani suscite une vigilance accrue et place la sensibilisation communautaire au cœur de la réponse sanitaire.
Rédaction

