Un atelier de capitalisation consacré au projet ROSCA s’est récemment tenu, réunissant différents acteurs impliqués afin de faire le point sur les actions réalisées, capitaliser les expériences acquises et dégager des perspectives d’amélioration.
Cette rencontre a permis aux organisateurs de rappeler les objectifs clés de l’initiative, notamment l’analyse des résultats obtenus, la mise en lumière des approches innovantes et l’identification des obstacles rencontrés sur le terrain.
Les participants ont également contribué activement en formulant des recommandations destinées à renforcer l’efficacité des futures interventions.
Soutenu par l’Union européenne et exécuté en partenariat avec plusieurs organisations internationales, le projet ROSCA vise à consolider les capacités des organisations de la société civile agricole et à renforcer la solidarité entre producteurs, en particulier dans les filières du riz, du cacao et de l’huile de palme.
Depuis son lancement en 2022, le projet affiche des résultats significatifs. Plus de 1 135 producteurs ont bénéficié de formations en entrepreneuriat agricole, dépassant largement la cible initiale fixée à 800 bénéficiaires.
Des avancées notables ont également été enregistrées sur le plan des infrastructures.
Au total, 18 unités de transformation ont été mises en place, incluant des décortiqueuses, des équipements de transformation du cacao ainsi que des dispositifs d’extraction d’huile de palme.
Ces installations ont contribué à améliorer la qualité des produits et à renforcer leur compétitivité sur les marchés.
En parallèle, des centres de fermentation du cacao et des espaces de stockage ont été aménagés afin de réduire les pertes après récolte. La distribution d’emballages adaptés a, quant à elle, permis d’améliorer la présentation et la traçabilité des produits agricoles.
Le projet s’est également distingué par son engagement en faveur de l’inclusion sociale, en intégrant activement les jeunes, les femmes et les groupes vulnérables, tout en œuvrant pour une meilleure cohésion communautaire et une augmentation des revenus des producteurs.
Toutefois, les intervenants n’ont pas manqué de souligner les difficultés rencontrées au cours de la mise en œuvre. Des contraintes d’ordre organisationnel, administratif et structurel ont été relevées, notamment en ce qui concerne la formalisation des coopératives.
Malgré ces défis, l’impact du projet sur les communautés bénéficiaires demeure tangible, particulièrement en matière de structuration des organisations paysannes et d’accès au marché.
Répartis en groupes de travail, les participants ont approfondi l’analyse des résultats et proposé des pistes concrètes d’amélioration.
Un rapport de synthèse est en préparation et devrait servir de feuille de route pour orienter les prochaines actions.
Rédaction

