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23 mai 2026 - 19:28

Entre rigueur budgétaire et tempête politique: Au sujet des attaques contre le ministre des Finances qui soulèvent des questions, Trésor BOTAMBA joue à l’avant garde.

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Le coordonnateur de la Fondation Doudou Fwamba Likunde-Li-Botayi a, au cours d’un point de presse tenu mardi, 17 fevrier 2026 au CONKIM LODGE clarifié certaines zones d’ombres sur le léger retard de la paie des agents de la fonction publique.

Il estime que la masse salariale jugée « élevée » couplée à la dévaluation de la monnaie a un impact sur ce légr retard.

Par ailleurs, Trésor BOTAMBA AHUKA Malcolm X fustige les critiques visant le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde-Li-Botayi, à la suite de ce léger retard dans le paiement des salaires des fonctionnaires, suscitent un débat qui dépasse la simple question administrative.

Pour lui, ces attaques gagneraient à être replacées dans un contexte économique, sécuritaire et politique particulièrement contraignant.
La gestion des finances publiques congolaises est aujourd’hui soumise à une pression exceptionnelle, a-t-il dit.

La régularisation de milliers d’enseignants et d’agents de santé, les ajustements salariaux dans la justice, ainsi que l’augmentation des dépenses sécuritaires liées à la guerre dans l’Est du pays ont profondément modifié l’équation budgétaire, dit-il.

Dans un tel environnement, garantir à la fois la stabilité macroéconomique, le financement des priorités nationales et la régularité des paiements constitue un exercice d’équilibriste.

Il pense d’ailleurs sur le risque d’un déficit budgétaire susceptible de fragiliser la monnaie et le pouvoir d’achat mais, ajoute-il, avec des réformes structurelles qui sont engagées, la situation sera sous contrôle.

Mais au-delà des contraintes techniques, un autre facteur semble nourrir les tensions actuelles. Certains cercles politiques, habitués par le passé à évoluer dans des zones d’opacité financière, peineraient à s’adapter à un environnement marqué par davantage de rigueur.

La volonté affichée de rationaliser les dépenses publiques et de renforcer les mécanismes de contrôle aurait mis fin à certaines pratiques autrefois tolérées, bouleversant des réseaux d’intérêts solidement installés.
Dans cette lecture, les critiques virulentes contre le ministre ne relèveraient pas uniquement d’une inquiétude sociale légitime, mais traduiraient aussi la résistance de groupes en quête de repositionnement.

Il est ainsi avancé que des acteurs affectés par ce resserrement budgétaire chercheraient à influencer l’opinion en alimentant des campagnes de discrédit, parfois relayées par des figures médiatiques ou des plateformes d’influence.

Sans prétendre exonérer les autorités de leur devoir de transparence et de redevabilité, il importe néanmoins d’éviter les jugements hâtifs. Réformer les finances d’un État confronté simultanément à des impératifs sociaux et à une situation sécuritaire tendue expose inévitablement les décideurs à des oppositions multiples certaines constructives, d’autres plus intéressées.

L’heure semble donc appeler à une analyse dépassionnée. La critique est un pilier de toute démocratie, mais elle gagne en crédibilité lorsqu’elle s’appuie sur des faits vérifiables plutôt que sur des procès d’intention.

Dans un pays engagé dans un effort de stabilisation économique tout en faisant face à des défis sécuritaires majeurs, la cohésion nationale demeure un atout stratégique, conseille Trésor BOTAMBA AHUKA Malcolm X, Coordonnateur national de la Fondation Doudou Fwamba Likunde-Li-Botayi.

Plus que jamais, la question centrale reste celle de la soutenabilité des finances publiques et de la capacité de l’État à honorer durablement ses engagements envers les citoyens. Car au-delà des controverses, c’est la solidité économique du pays et, par ricochet, son avenir qui se joue.

SEMUL

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