Ubundu, Tshopo Un scandale sans précédent secoue la Sous-division de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté UBUNDU 3, où cinq agents affectés à LOWA au bureau de la sous-division d’Ubundu 3, LOTOKO TALAKWA et BONGOWA BOKAKI se retrouvent privés de leurs salaires depuis octobre 2025, suite à des mouvements irréguliers initiés par le Sous-Proved MOTOYA Gaston.
En violation flagrante des procédures administratives, ce dernier se serait arrogé les prérogatives du Directeur Provincial de l’EDU-NC en signant des commissions d’affectation illégales ayant conduit à la suspension de salaire des agents concernés. Plus grave encore, selon les premières enquêtes, le sous-proved se serait attribué personnellement l’un des salaires détournés, ce qui constitue une usurpation de pouvoir doublée de détournement de deniers publics.
Le dossier devient encore plus trouble lorsque la Direction Nationale de Contrôle de la Paie des Enseignants (DINACOPE) est impliquée. Contre toute attente, Clément BENA KAYEMBE, Directeur provincial de cette structure, aurait accepté de traiter ce dossier sans l’avis préalable du PROVED, seul habilité à autoriser de telles mutations. Pire, le traitement du dossier n’a pas été fait en concertation avec le chef d’antenne basé à LOWA, mais avec le secrétaire de l’antenne, Monsieur ABUMBU Dieudonné, maintenu à Kisangani, à 250 km du lieu des faits. Une pratique administrative floue qui interroge.
Des sources proches du dossier révèlent que ce cas n’est que la partie émergée de l’iceberg. La DINACOPE, régulièrement pointée du doigt pour le traitement de dossiers sans soubassement légal, semble s’être érigée en un réseau de validation parallèle des irrégularités au sein du système éducatif provincial.
Face à la gravité des faits, le Parquet Général a ouvert une instruction. MOTOYA Gaston a été interpellé, et des mesures conservatoires sont envisagées. La société civile, elle, salue la rigueur du ministère public dans le suivi du dossier, tout en demandant la réparation intégrale pour les agents lésés et des sanctions exemplaires contre tous les complices, y compris le secrétaire d’antenne ABUMBU Dieudonné qui refuse de collaborer avec la justice.
Comment des fonctionnaires censés faire respecter les lois peuvent-ils s’illustrer dans des actes qu’ils sont censés réprimer ? L’heure est à la rigueur, à la transparence et au nettoyage des services éducatifs minés par les antivaleurs.
Aujourd’hui, les agents frappés par cette mesure irrégulière craignent les interférences et autres trafics d’influence.
Dossier à suivre…

