Alors que le débat sur une éventuelle révision de la Constitution continue d’alimenter les discussions sur la scène politique congolaise, certaines voix s’élèvent pour défendre l’idée d’une réforme des institutions face aux critiques de l’opposition.
C’est dans ce contexte que Trésor Botamba Ahuka, jeune leader de l’espace Grande Orientale et acteur du développement originaire de la province de la Tshopo, a pris publiquement position.
Invité d’une émission-débat coanimée à la Place des Martyrs de Kisangani par Didier Ndembe, Ernest Mukuli et Sébastien Mulamba, Trésor Botamba s’est insurgé contre ce qu’il qualifie de « procès d’intention » visant le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, au sujet d’un supposé troisième mandat.
Selon lui, les critiques formulées par certains opposants reposent davantage sur des spéculations que sur des faits concrets. Il rappelle que la question d’un éventuel troisième mandat n’est actuellement pas à l’ordre du jour et que le débat porte avant tout sur la nécessité ou non d’adapter la Constitution aux réalités contemporaines du pays.
« Le mécanisme du référendum est prévu par la Constitution elle-même. Il appartient au peuple congolais de se prononcer sur l’avenir de ses institutions », a-t-il soutenu, estimant que la loi fondamentale actuelle présente plusieurs limites qui méritent d’être examinées dans l’intérêt supérieur de la nation.
Pour Trésor Botamba, le maintien du statu quo constitutionnel malgré les faiblesses constatées au fil des années risque de perpétuer certaines crises qui freinent le développement du pays.
Il évoque notamment les conséquences de plusieurs accords politiques et processus de paix qui, selon lui, ont souvent abouti à la réintégration d’anciens rebelles au sein des forces armées à travers les mécanismes de brassage ou de mixage.
L’acteur du développement regrette que ces pratiques aient produit des résultats similaires depuis plusieurs décennies, contribuant à l’instabilité persistante dans certaines régions du pays. « Les mêmes causes produisent les mêmes effets », a-t-il déclaré, plaidant pour des réformes profondes capables de renforcer durablement l’autorité de l’État et la cohésion nationale.
Interrogé sur sa position concernant un éventuel troisième mandat du Chef de l’État, Trésor Botamba a évité toute prise de position prématurée. Il a rappelé que Félix Tshisekedi exerce actuellement son deuxième mandat et que les débats actuels concernent essentiellement l’avenir institutionnel de la République.
Cette question n’est pas encore à l’ordre du jour.
L’avenir nous renseignera davantage sur ce qui pourrait advenir si le pays venait à évoluer vers une nouvelle République », a-t-il conclu.
Cette sortie médiatique intervient dans un climat politique marqué par des échanges parfois tendus autour de la réforme constitutionnelle, un sujet qui continue de diviser la classe politique congolaise tout en suscitant un intérêt croissant au sein de l’opinion publique.
SEMUL

