À l’approche de sa descente parlementaire à Kisangani, le sénateur Jean Bamanisa Saidi place la question de l’électricité au cœur de ses priorités.
Pour l’élu des élus, la capitale provinciale de la Tshopo ne peut plus continuer à vivre au rythme des délestages, des pannes répétitives et des solutions provisoires coûteuses.
Depuis plusieurs mois, il suit personnellement un ambitieux projet de modernisation du système électrique de la ville. L’objectif est clair : sortir définitivement Kisangani de l’instabilité énergétique qui freine son développement économique et affecte lourdement le quotidien des ménages.
Un plaidoyer actif auprès des partenaires
Dans cette optique, Jean Bamanisa a multiplié les réunions avec les autorités nationales ainsi qu’avec les partenaires techniques et financiers, notamment la société nationale d’électricité (SNEL), l’agence française de développement (AFD) et Enabel.
Ces discussions avaient débouché sur la signature d’un contrat entre la République, le FRIVAO et la société Congo Energy pour une première phase de renouvellement des équipements électriques.
Cependant, des contraintes techniques et administratives avaient bloqué la mise en œuvre du projet, suscitant inquiétudes et impatience au sein de la population.
Déblocage au sommet de l’État
Loin de se résigner, le sénateur a intensifié ses démarches depuis octobre 2025, en organisant des rencontres de haut niveau avec le ministre de la Justice, le ministre des Ressources hydrauliques et Électricité ainsi que la Première Ministre.
Une avancée majeure est intervenue lors du dernier conseil des ministres : l’amendement du contrat initial a été approuvé.
Désormais, le document sera signé directement par les ministères concernés, et non plus par le FRIVAO en tant que partie contractante directe.
Cette décision stratégique lève un obstacle majeur et ouvre la voie au démarrage effectif des travaux. Les fonds mobilisés dans le cadre de l’indemnisation collective restent disponibles pour financer le projet.
Un investissement structurant pour la Tshopo
Selon les estimations de l’AFD et des cabinets spécialisés, le coût global des travaux avoisine 150 millions de dollars américains. Un montant conséquent, mais porteur d’un impact durable pour la province.
La modernisation envisagée est globale : réhabilitation des cabines électriques, remplacement des câbles vétustes, installation de nouveaux compteurs, renouvellement des turbines et des équipements de production.
Au-delà du confort domestique, cet investissement pourrait relancer l’industrialisation locale, encourager les initiatives privées, créer des emplois et générer de nouvelles recettes pour la province de la Tshopo.
Un engagement assumé
Pour Jean Bamanisa Saidi, Kisangani mérite mieux que des groupes électrogènes bruyants et onéreux. La ville, carrefour stratégique du nord-est de la RDC, doit disposer d’un système énergétique moderne et fiable.
Déterminé, le sénateur promet de maintenir la pression sur le Gouvernement et de poursuivre la mobilisation des bailleurs jusqu’à la concrétisation totale du projet.
Si toutes les étapes administratives sont franchies dans les délais, Kisangani pourrait enfin entrevoir la fin d’un long cycle d’incertitudes énergétiques et ouvrir une nouvelle ère de développement durable.
JP ASSANI

