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Kisangani
22 mars 2026 - 10:03

Voirie de Kisangani: débat franc entre le BCeCo et la société civile autour de l’état d’avancement des travaux

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Un échange nourri, mêlant arguments techniques et préoccupations citoyennes, a marqué l’émission « Orient Hebdo » diffusée ce vendredi 06 février 2026 sur les ondes de la Radio Flambeau de l’Orient de l’Université de Kisangani.

Animée par le journaliste Laurent Kangisa Tabaku, la tribune a réuni Trésor BOTAMBA AHUKA Malcolm X, chef d’antenne du Bureau Central de Coordination (BCeCo/Tshopo), et Maître Christian KAMBI MATELEKA, président de la Nouvelle Dynamique de la Société civile (NDSCI/Tshopo), autour d’un sujet au cœur des attentes des Boyomais: la modernisation de la voirie urbaine.

Ce projet d’envergure, financé par le gouvernement de la République dans le cadre des programmes prioritaires de la Présidence et piloté par l’exécutif national, prévoit la réhabilitation d’environ 100 kilomètres de routes dans la ville de Kisangani, chef-lieu de la province de la Tshopo.

Sur le terrain, quatre entreprises sont déjà à pied d’œuvre pour concrétiser cette ambition qui vise à améliorer durablement la mobilité urbaine et à soutenir le développement économique local.

Face aux interrogations relayées dans certains milieux politiques et associatifs, Trésor BOTAMBA AHUKA Malcolm X s’est voulu rassurant. Selon lui, le calendrier d’exécution est respecté et les travaux évoluent conformément aux prévisions techniques.

Il a insisté sur la nécessité de se référer aux données officielles afin d’éviter toute confusion dans l’opinion publique.
« Il n’y a aucun retard dans l’exécution des travaux. Tout se passe comme prévu », a-t-il affirmé, dénonçant au passage des allégations qu’il attribue à des perceptions parfois éloignées de la réalité du terrain.

Pour le responsable du BCeCo/Tshopo, la transparence demeure un principe essentiel, d’où l’importance d’informer régulièrement la population sur l’évolution du projet.

En face, Maître Christian KAMBI MATELEKA a exprimé des inquiétudes relayées par une frange de la société civile, soucieuse du suivi des projets publics et de la bonne utilisation des ressources destinées au développement urbain.

Toutefois, au fil des échanges, certaines affirmations n’ont pas été étayées par des éléments probants, ce qui a recentré le débat sur la nécessité d’un contrôle citoyen fondé sur des faits vérifiables.

Loin de s’apparenter à une confrontation stérile, cette discussion radiophonique a plutôt mis en lumière le rôle complémentaire des institutions techniques et de la société civile: les premières pour exécuter les projets, la seconde pour veiller à leur conformité et à leur impact réel sur la population.

Au-delà des divergences d’appréciation, un consensus semble se dégager: la transformation de la voirie de Kisangani constitue une attente majeure pour les habitants, longtemps confrontés aux difficultés de circulation et à la dégradation des infrastructures.

Cette confrontation d’idées aura ainsi eu le mérite de rappeler que le développement urbain exige à la fois rigueur dans la mise en œuvre, vigilance citoyenne et dialogue permanent entre les parties prenantes.

Si le BCeCo affiche sa confiance quant au respect du chronogramme, la société civile, elle, entend poursuivre son rôle d’observateur attentif.

Pour de nombreux auditeurs, une telle plateforme médiatique contribue à renforcer la culture démocratique locale, où débats contradictoires et redevabilité publique participent à la consolidation de la gouvernance.

Reste désormais à voir comment l’évolution des travaux viendra confirmer les assurances données et répondre aux attentes d’une population impatiente de circuler sur des routes modernes, symbole d’une ville en pleine mutation.

SEMUL

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