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Kisangani
25 août 2026 - 16:51

L’honorable Fontaine Mangala face à la détresse silencieuse des mamans de Kisangani : « Chaque franc détourné est arraché à ces femmes qui luttent pour survivre »

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Kisangani ne dort jamais complètement. Lorsque les horloges affichent 23 heures et que les avenues se vident progressivement de leurs passants, une autre ville apparaît. Une ville discrète, silencieuse, mais profondément révélatrice des réalités sociales que vivent quotidiennement des milliers de familles.

C’est au cours d’une marche nocturne à travers plusieurs quartiers de la ville que l’Honorable Fontaine Mangala Sakilikili, député national élu de Kisangani, a été une nouvelle fois confronté à cette réalité souvent ignorée.

Sous le froid de la nuit et dans une obscurité à peine brisée par quelques lampes de fortune, des mamans continuent de vendre des arachides, des chikwangues, du poisson salé grillé de viande de cabri et divers produits destinés à répondre aux besoins des derniers clients.

Alors que la majorité des habitants a déjà regagné son domicile, ces femmes restent debout dans l’attente d’une vente supplémentaire, d’un client de plus, d’un espoir de plus pour assurer la survie de leurs foyers.

Derrière chaque étalage se cache une histoire de courage, de sacrifice et de résilience. Ces femmes ne sont pas seulement des commerçantes. Elles sont souvent les piliers économiques de leurs familles, les garantes de l’éducation de leurs enfants et les premières à affronter les difficultés du quotidien.

Mais cette scène soulève également une question fondamentale: pourquoi, dans un pays aussi riche en ressources, des milliers de femmes sont-elles encore contraintes de braver le froid et l’insécurité jusque tard dans la nuit pour gagner quelques francs congolais ?

Pour Fontaine Mangala, la réponse ne peut être dissociée de la question de la gouvernance et de la gestion des ressources publiques.

« Chaque franc détourné, chaque projet abandonné, chaque fonds public mal utilisé est une opportunité retirée à ces mamans qui se battent chaque jour pour nourrir leurs familles », estime l’élu de Kisangani.

Loin des bureaux climatisés et des discours officiels, la réalité des mamans vendeuses rappelle que les conséquences de la mauvaise gouvernance se mesurent avant tout dans la vie des citoyens les plus vulnérables.

Lorsqu’un centre de santé n’est pas construit, lorsqu’une route n’est pas réhabilitée ou lorsqu’un programme social n’est pas financé, ce sont ces femmes qui paient le prix le plus lourd.

Leur présence dans les rues à des heures aussi tardives constitue un témoignage vivant des défis économiques auxquels la population demeure confrontée.

Elles sont les sentinelles involontaires de la nuit, observant une ville qui continue de vivre pendant que d’autres dorment. Pour le député national, le développement ne doit pas être une notion abstraite ou un slogan politique.

Il doit se traduire par des changements visibles dans la vie de ces femmes: davantage d’opportunités économiques, un meilleur accès au crédit, des infrastructures modernes, la sécurité et un pouvoir d’achat renforcé.

Cette vision rejoint celle du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui place l’amélioration des conditions sociales des populations au cœur de son action. Mais entre les ambitions affichées et les réalités observées sur le terrain, le chemin reste encore long.

Face à ces mamans vendeuses de la nuit, il devient difficile de détourner le regard.

Leur combat quotidien est un rappel permanent des responsabilités qui incombent aux dirigeants, aux élus et à tous ceux qui ont la charge de gérer la chose publique.

Car au fond, le véritable développement ne se mesure pas seulement à travers les statistiques ou les rapports administratifs.

 

Il se mesure à la capacité d’une mère de famille à rentrer chez elle plus tôt parce que son activité lui permet enfin de vivre dignement. Il se mesure au sourire d’un enfant dont les besoins essentiels sont assurés. Il se mesure à l’espoir retrouvé d’une population qui croit en un avenir meilleur.

À Kisangani, pendant que la nuit enveloppe la ville, ces mamans continuent leur combat dans l’ombre.

Et leur présence silencieuse lance un message puissant à toute la nation : il est temps que les richesses du pays profitent réellement à ceux qui en ont le plus besoin.

SEMUL

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