La réhabilitation du corridor Kisangani-Ubundu-Kindu, qui combine la route entre Kisangani et Ubundu avec la liaison fluviale reliant Ubundu à Kindu sur le fleuve Congo, est progressivement perçue comme l’un des projets les plus structurants pour le désenclavement de l’espace Tshopo-Maniema.
Cette infrastructure d’importance capitale est appelée à renforcer la mobilité des personnes, à stimuler les échanges commerciaux et à consolider l’intégration économique entre les deux provinces.
Les travaux ont suscité un satisfecit de plusieurs acteurs. Parmi eux, le député national Fontaine Mangala Sakilikili a salué les efforts engagés en faveur de cette desserte stratégique, estimant que sa réhabilitation répond à une attente de longue date des populations. Le gouverneur du Maniema, Moïse Kabwankubi, est également crédité pour son engagement dans l’avancement de ce chantier, considéré comme un investissement à fort impact socio-économique. Au-delà des autorités, les usagers de cet axe expriment eux aussi leur satisfaction.
Commerçants, transporteurs et voyageurs voient dans la remise en état de cette liaison une opportunité de réduire les difficultés de déplacement, de raccourcir les délais de transport et de faciliter l’évacuation des produits agricoles et manufacturés entre la Tshopo et le Maniema.
L’intérêt de ce corridor réside également dans son caractère multimodal. En effet, l’axe ne se limite pas à la route Kisangani-Ubundu. Arrivée à Ubundu-Centre, la desserte se prolonge naturellement par la voie fluviale sur le fleuve Congo jusqu’à Kindu, faisant de ce corridor une véritable chaîne de transport intégrée reliant les deux provinces. Cette complémentarité entre les infrastructures routières et fluviales est considérée comme un atout majeur pour les échanges de marchandises et la circulation des personnes.
Des observateurs estiment toutefois que les bénéfices attendus dépendront de la poursuite des travaux et d’un entretien régulier de l’ensemble du corridor. Ils plaident également pour une implication soutenue du Gouvernement central afin de garantir les financements, l’appui technique et la continuité des interventions.
Pour les populations de la Tshopo et du Maniema, la réhabilitation du corridor Kisangani-Ubundu-Kindu représente ainsi bien plus qu’un simple chantier d’infrastructures. Elle ouvre des perspectives de désenclavement durable, de dynamisation des échanges économiques et de rapprochement entre les communautés, grâce à une connexion qui associe harmonieusement les réseaux routier et fluvial.
SEMUL

